Comprendre l’ISO 26 000

ISO 26000 est une norme internationale publiée en 2010 par l’Organisation Internationale de Normalisation (ISO), qui fournit des lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale des organisations. Elle est le fruit d’un processus de négociation exceptionnellement large et participatif, mené sur près de six ans (2005–2010), impliquant des représentants de plus de 90 pays et 40 organisations internationales, issus de six catégories de parties prenantes : gouvernements, industrie, travailleurs, consommateurs, ONG, services, et recherche.

Ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas
Contrairement à des normes comme l’ISO 9001 (qualité) ou l’ISO 14001 (environnement), l’ISO 26000 :

  • N’est pas certifiable : aucune organisation ne peut obtenir un « certificat ISO 26000 ». Elle sert uniquement de cadre de référence et d’auto-évaluation.
  • S’applique à tout type d’organisation : entreprises privées, institutions publiques, ONG, coopératives, quels que soient leur taille, leur secteur ou leur pays.
  • Vise à aider les organisations à contribuer au développement durable en allant au-delà du simple respect de la loi.

Sa structure : 7 principes + 7 questions centrales
La norme s’articule autour de deux piliers complémentaires :

Les 7 principes de la responsabilité sociétale (la manière d’agir) :
Redevabilité, Transparence, Comportement éthique, Reconnaissance des intérêts des parties prenantes, Respect du principe de légalité, Prise en compte des normes internationales de comportement, Respect des droits de l’Homme.

Les 7 questions centrales (les domaines d’action, comme vous l’avez vu dans le schéma) :
Gouvernance de l’organisation, Droits de l’Homme, Relations et conditions de travail, Environnement, Loyauté des pratiques, Questions relatives aux consommateurs, Communautés et développement local.

Sa démarche recommandée
L’ISO 26000 encourage chaque organisation à :

  1. Identifier les questions centrales pertinentes pour son activité
  2. Identifier et dialoguer avec ses parties prenantes
  3. Intégrer la responsabilité sociétale dans sa gouvernance, ses systèmes et ses processus
  4. Communiquer de manière transparente sur ses engagements et ses résultats

Son articulation avec d’autres référentiels
Elle est souvent utilisée en complémentarité avec d’autres cadres : le Pacte Mondial des Nations Unies (10 principes), les Objectifs de Développement Durable (ODD/Agenda 2030) , ou le GRI (Global Reporting Initiative) pour le reporting.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut